Bénédiction des Rameaux (Mc 11, 1-10)

Publié le 1 Janvier 2008

Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un petit âne avec elle, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis. Détachez-la et amenez-les-moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : le Seigneur en a besoin mais il les renverra aussitôt. » Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète : « Dites à la fille de Sion : voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d'une bête de somme. »

Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l'ânesse et son petit âne, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.

Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, l'agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C'est le prophète Jésus de Nazareth en Galilée. »

 

Jesus-rameaux

Rédigé par Dans la Bible

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P
<br />  <br /> <br /> <br /> Entrez dans le mystère de la Passion<br /> <br /> <br /> Pour entrer dans le mystère de la Passion, permettez-moi de reproduire des interrogations à la manière des Dupont. L’un de dire : « Tu crois qu’on peut comprendre ? » et l’autre d’ajouter : « Je<br /> dirais même plus, tu comprends qu’on puisse croire ? » En effet, par la mort du Christ, les disciples sont comme abasourdis, anéantis. Les mots leur manquent pour exprimer l’indicible. Nous aussi<br /> nous pouvons vivre ce type d'expérience lorsque nous sommes confrontés à la douleur de la maladie, aux échecs récurrents, à la mort d’un être aimé parti bien trop tôt. Nous sommes alors comme<br /> déchirés en nous. Nous pouvons aller jusqu’à nous sentir abandonnés par ce Dieu qui nous semble tellement absent, tellement impuissant à transformer le cours des événements que nous traversons.<br /> Il nous reste alors la confiance et surtout l'espérance.<br /> <br /> <br /> En effet, durant ces dernières semaines nous nous sommes « passionnément carêmisés », c’est-à-dire que nous avons accepté de nous laisser transformer par ce Dieu qui s’agenouille face à nous. La<br /> grammaire de notre foi nous a conduits à découvrir que le langage de l’amour se décline sous de multiples formes : sourire d'amitié, regard de douceur, geste de tendresse, parole réconfortante.<br /> Le Christ est mort par amour pour nous, c’est pourquoi nous ne pouvons entrer dans ce mystère que par notre cœur.<br /> <br /> <br /> Laissez-moi, alors, vous conter l'histoire suivante : Sentant sa mort venir, un roi convoqua ses trois fils et leur dit : « Je donnerai mon royaume à celui qui sera capable de remplir la grotte<br /> se trouvant au fond du parc. Pour ce faire, je donne à chacun une pièce d'or ». Le fils aîné qui était grand et fort, acheta du bois et le coupa. Mais hélas, il ne remplit qu'une moitié de la<br /> grotte. Le deuxième acheta des plumes mais la grotte ne fut remplie qu’au trois-quarts. Le troisième avait quant à lui un grand cœur. En chemin vers le magasin, avec sa pièce d'or, il acheta de<br /> la nourriture pour les uns, des vêtements pour les autres et il offrit encore mille et une autres choses à toutes ces personnes de qui il se faisait proche. Arrivé au magasin, il ne lui resta<br /> qu'une toute petite piécette avec laquelle il acheta une bougie. Il revint vers la grotte, alluma la bougie et la lumière de la flamme emplit toute la pièce. C'est lui, grâce à l'élan de son<br /> cœur, qui hérita du royaume.<br /> <br /> <br /> Cette histoire n'est qu'un conte que j’ajoute au grand récit de la Passion du Christ. Mais justement, nous aussi, aujourd'hui, nous contemplons une grotte, celle où Dieu le Fils a été déposé. Par<br /> sa mort, il nous appelle à embraser le monde par des actes d'amour, des gestes d'amitié, des paroles de tendresse et des regards de douceur. Nous deviendrons ainsi œuvre divine au cœur de notre<br /> humanité. Puissions-nous ne jamais oublier que c’est par la flamme de notre cœur que nous entrerons dans le mystère de Pâques. Amen.<br /> <br /> <br />  <br />
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